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Les Raisons de créer Cap Congo

En cette fin d’année 2010, Cap Congo devrait naître en France! Il s’agit d’une association loi de 1901. Une association jumelle devrait être créée au Congo dans de brefs délais. Dans ce qui suit, se trouve décrite l’origine de cette association ; puis sera développé son objet : que faire avec Cap Congo et comment le faire ?

D’où vient ce projet ?

Il vient tout d’abord de la rencontre entre des professeurs français coopérants des années 1970-1980 qui ont partagé avec des lycéens et étudiants congolais l’espoir en l’émergence d’un Congo porté par un effort remarquable dans le domaine de l’éducation scientifique et technique. En 2008, «parmi ces jeunes gens des années 70-80 », un petit nombre se retrouve en France avec toujours ce même espoir pour le Congo. En avril 2010, à Pointe Noire et Brazzaville, d’anciens élèves du Lycée du 1er Mai viennent agrandir ce cercle amical : se renforce alors l’idée de faire vivre de façon active, dans une association, cette amitié retrouvée.

Quelques observations sur l’intérêt des formations en sciences et techniques :

Il faut insister sur la réussite des formations en sciences et techniques qui ont produit et produisent encore de nombreux cadres. Parmi les facteurs de cette réussite, proposons d’en retenir trois :

  • premièrement, pour répondre à la mondialisation des échanges économiques, un pays et ses ressortissants doivent pouvoir s’ouvrir vers l’extérieur indépendamment de leur culture et habitudes sociales.
  • deuxièmement, la physique et la technologie sont à l’origine d’une culture, reconnue comme universelle, qui vise à faciliter l’installation des jeunes générations dans une course à une connaissance et à une multitudes de pratiques professionnelles qui ne connaissent pas de frontières ; d’où leur intérêt…
  • troisièmement, le volet expérimental de ces disciplines nécessite des équipements conséquents, dont certains doivent être régulièrement remis à jour ; d’où une politique éducative volontaire, regardant l’avenir, avec des moyens financiers adaptés.

Une observation concernant le Congo :

En 2010, dans un Congo dynamique, l’enseignement des sciences et de la technologie semble en retrait. Ces enseignements se font souvent sans matériel didactique pour parfaire les apprentissages alors que dans d’autres pays on utilise de nouveaux outils, de nouvelles pratiques qui permettent des performances supérieures à celles des années 80. De cette observation, nous déduirons l’un des leviers que Cap Congo peut actionner en priorité.

Pour faire quoi ?

Faire que des enseignements scientifiques et techniques soient performants pour l’acquisition des connaissances et de compétences utiles aux individus et à la communauté, plus précisément en termes de « savoir-faire » dans un avenir professionnel.

Comment le faire dans l’immédiat ?

Le faire dans le cadre d’un jumelage incitant aux échanges, dans des séminaires avec accueil d’intervenants congolais et français, par mise en commun de documents validés lors d’expérimentations « in situ » avec, si nécessaire, fabrication de matériel didactique adapté et formation des formateurs etc. …

1 Les intérêts d’un jumelage

Une proposition de jumelage entre le Lycée du 1er Mai et le Lycée Alfred Kastler de Talence a déjà été donnée sur le site Le Proviseur et le Chef des Travaux de Kastler et des enseignants à la compétence incontestable soutiennent cette proposition de jumelage et sont prêts à s’engager. L’Inspection de l’Académie de Bordeaux donnerait aussi son accord

Les possibilités de ce jumelage nous semblent très intéressantes, pour ce qui concerne :

  • l’échange de séquences pédagogiques performantes,
  • l’échange de professeurs,
  • l’accueil d’élèves et d’étudiants,
  • la formation de professeurs et de personnel technique aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (Ntic) …

Quelques exemples.

Pour être encore plus concret, par exemple, montrons en quoi le jumelage aiderait à la mise en place de séquences pédagogiques efficaces : A Talence, les professeurs de STI font étudier des thèmes communs à toute la région Aquitaine. Cette année, le thème choisi pour les élèves de Terminale Génie Electronique de l’Académie de Bordeaux est proposé par une équipe du Lycée Kastler. Les milliers d’heures de travail de réflexion, de conception et d’évaluation, faits à Talence vont, dans tous les lycées techniques d’Aquitaine (Bordeaux, Périgueux, Pau, Agen, Dax…) servir à la constitution de séquences pédagogiques destinées aux élèves, de janvier à juin 2011 . Ces séquences critiquées et expliquées, et tous les professeurs impliqués de l’Académie vont enrichir les formations. Les échanges, les évolutions et les améliorations se font principalement par Internet. La saine émulation qui existe dans ces échanges est très profitable pour le maintien à niveau des professeurs, au bénéfice des élèves, futurs bacheliers qui seront notés sur leur travail fait sur ce thème …Selon l’intérêt manifesté,il serait possible de voir sur ce site un document sur l’étude d’une « lyre » ; alors ne pas se laisser décourager par la complexité apparente du thème : la méthode est « rodée », elle marche ... D’autres séquences pédagogiques sont utilisées pour d’autres niveaux. Ainsi, un formidable travail est effectué pour les classes de Seconde : deux jeunes professeur(e)s de Kastler proposent une étude sur une pompe à eau solaire. C’est une parmi la centaine donnée à l’échelle de la France dans le cadre de la réforme des Secondes.

A partir du moment où le jumelage est décidé, la mise en place d’une telle coopération concrète décentralisée vers le Congo peut être lancée.

2 Des séminaires pour enrichir la réflexion

Ces séminaires peuvent porter sur des thèmes divers mais précis, comme par exemple : sur la démarche expérimentale en Sciences Physiques au lycée, au collège, et, plus loin, en BTS, à l’Université … sur les modalités d’application des réformes des séries sciences et technologies industrielles ; entre Aquitaine et Kouilou, entre Brazzaville et Bordeaux, avec visites d’entreprises sur le thème de la formation professionnelle et de l’insertion dans les entreprises ; sur l’adéquation entre les formations académiques et les exigences, temporelles et/ou locales, des métiers ; pour réfléchir à la mise en place d’ateliers de fabrication de matériels didactiques pour les Sciences Physiques en s’inspirant de travaux faits dans différentes académies, comme celles de Bordeaux et Poitiers, et les possibilités artisanales locales; bien sûr, on peut demander la participation du CIRUISEF à ce genre de séminaire ; sur l’innovation et les nouvelles technologies ; sur inter culturalité et culture …

La liste des thèmes est ouverte sachant que ces séminaires doivent répondre aux demandes du Congo, de l’Aquitaine, des Ministères des deux pays, du Rectorat de Bordeaux… Ils doivent répondre à une demande de tous lieux où l’on s’intéresse aux programmes scolaires et à leurs applications sur le terrain, à la formation professionnelle et à celle des entreprises ...

3 Implication des artisans et industriels dans les filières professionnalisantes

Les filières professionnalisantes sont d’autant plus efficaces qu’il existe des interactions étroites entre les formations académiques et les acteurs de l’économie locale ou internationale. Les professionnels peuvent intervenir lors des séminaires pour présenter leur métier et leur entreprise. Lors de l’élaboration du contenu des formations, l’avis des professionnels permet de prendre en compte les spécificités locales. Ils peuvent également enrichir le contenu d’un cours par des interventions ponctuelles sur certains aspects de l’exercice d’une profession. La découverte de la « culture d’entreprise » se fait généralement au cours de stages qui peuvent être prévus à différents niveaux de la formation. Une façon efficace de favoriser les échanges école-entreprise est de créer des zones d’activités artisanales et industrielles à proximité des centres de formation scientifique et technique.

Comment financer ces projets ?

Des aides existent quand des objectifs réalistes sont bien définis ; d’où la nécessité de critiquer ce projet afin de convaincre. Des financements peuvent être trouvés en France, soit par des organismes institutionnels, soit auprès des entreprises cherchant à créer ou à pérenniser leurs activités au Congo. Le Congo est sollicité dans cet investissement qui le concerne en premier lieu. A titre d’exemple, dans « Les Dépêches de Brazzaville » datées des 27 et 30 septembre 2010, il est fait appel au recrutement de consultants, le 27 pour une formation aux Ntic (Nouvelles techniques d’information et de communication), le 30 pour la mise en place d’un Fonds de développement de la formation professionnelle. Cap Congo est capable de trouver des intervenants très performants aussi bien pour les stages sur les Ntic que pour aider à la mise en place du Fonds de développement.

Le rôle de Cap Congo

Dans le but d’optimiser l’adéquation entre les formations académiques et les exigences, locales et internationales, des métiers on peut agir sous différents angles.

  • En accord avec les institutions concernées, on doit initier des échanges constructifs, entre enseignants mais aussi avec les professionnels.
  • Il faudra assurer la logistique des différentes opérations, et, en conséquence, chercher des financements.
  • Une autre tâche concerne l’utilisation des compétences des services publics de la Région Aquitaine au bénéfice des services homologues congolais et réciproquement.
  • Favoriser la réalisation de matériel didactique, pour les élèves français et congolais, permet de réduire les frais de mise en place des enseignements pratiques et de soutenir l’économie locale.

Voilà ce que l’on peut attendre, a priori, de Cap Congo. Mais, Cap Congo n’existera que si le groupe né dans les années 70-80 prend conscience de la somme de compétences qu’il recèle, de sa force de conviction, d’une marche continue retrouvée.

Peut-être pourriez-vous faire signe simplement pour dire que vous portez attention à cette démarche amicale.

Michel Pannetier et Bernard Clairac

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